C’est le P de Paris Games Week

dscn2170Un petit rappel

Tout d’abord créés par Micromania avec son Micromania Games Show en 2002, puis accompagné par Games Fed en 2006 avec le festival du jeu vidéo, les festivals vidéoludique parisiens sont présent depuis longtemps en France.

Les salons de jeux vidéo en France ne sont pas nés d’hier. Un des premiers à avoir vu le jour a été le Micromania Games Show en 2002. Ce salon classé grand public avait pour but de récompenser ses clients les plus fidèles. Ainsi les détenteurs de la carte de fidélité Micromania recevaient des invitations et aucune place n’était vendue. Ceci permettait de contrôler ainsi le flux de visiteurs et de proposer assez de goodies et de postes pour que chacun découvre le jeu qu’il souhaitait. Même les files d’attentes pour essayer le dernier Zelda (The Twilight Princess), annoncé pour l’année suivante lors de l’édition 2005 ne dépassait pas la petite vingtaine de minutes d’attente.

C’est en 2006 que Games Fed, désireux de proposer quelque chose d’un peu différent, crée lui aussi son salon vidéoludique. Centré sur les joueurs passionnés bien plus que sur le casual gamer, le festival du jeu vidéo est accompagné par plusieurs partenaires dont le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, le SELL. Pour le passionné de jeu vidéo, le salon est une vraie mine d’or. Au programme, des conférences et débats sur des thèmes d’actualités, du jeu vidéo indépendant, un trophée pour le jeu vidéo made in France de l’année, et des finales e-sport.

Ces deux salons fonctionnent alors très bien sans qu’aucun ne fasse concurrence à l’autre. D’année en année l’affluence croît et les chiffres sont plutôt positifs. Si bien que le SELL devient de plus en plus envieux de cette situation.

En 2010, le syndicat estime que le festival du jeu vidéo ne grandit pas assez vite. Son point de vue : ce festival est devenu beaucoup trop orienté Hardcore Gamer. Le SELL se détache alors des partenaires du festival du jeux vidéo.

Son ambition désormais : créer un festival avec beaucoup plus de contenu grand public. A commencer par un nom anglais, beaucoup plus alléchant et dans l’air du temps : le Paris Games Week.

Jean-Claude Larue, alors délégué général du SELL veut du show, de la babes, une grande surface et de l’argent.

Pour la surface, Le Paris Games Week s’installe au Hall 1 du Parc des expositions de la porte de Versailles avec ses 50 000 m². A titre de comparaison, le Micromania Games Show se déroulait au Hall 6 ( 12 000 m² ) et le Festival du jeu vidéo se déroulait Hall 4 ( 20 000m² ).

Pour les babes et le show, le PGW annonce la venue de star people jouant sur scène. Là où tout passionné de jeux vidéo pourrait s’attendre à la venue d’un Hideo Kojima, le grand public sera ravi de voir Eric & Ramzy ou Sébastien Loeb…

Et pour l’argent, là où le Micromania Games Show était gratuit et le FJV vendait ses places à tarif préférentiel de 7€, le PGW se permet de mettre ses places en vente à 15€.

Naturellement, c’est un véritable succès, obligeant le Micromania Games Show et le festival du jeu vidéo à déclarer forfait. La première année, le salon fait quasiment 60 000 entrées pour une surface exploitable de 14 000m² avec 28 exposants.

Les années se suivent et le festival continue de grandir avec toujours plus d’exposants, plus de jeux grand public, mais (pour notre plus grand bonheur, vraiment !) moins de babes au fur et à mesure.

Ainsi les chiffres des trois dernières années, d’après le SELL lui même (donc sujet à contreverse), sont :

  • Edition 2014 : 170 000 visiteurs pour 97 exposants répartis sur 50 000 m² exploitables.
  • Edition 2015 : 307 000 visiteurs pour 160 exposants répartis sur 62 000 m² exploitables.
  • Edition 2016 : 310 000 visiteurs pour 166 exposants répartis sur 80 000 m² exploitables.

Beside Games était présent pour cette édition 2016. Loin d’être ravi par ce salon, nous allons vous faire part de notre ressenti en tant que site non professionnel.

Conférence Final Fantasy XV

Avant d’aller à la PGW, on a eu l’agréable surprise de voir que la conférence de Final Fantasy XV de Square Enix était diffusée en direct sur Internet. Ni une ni deux on prépare le café, le chocolat chaud, les petits biscuits et on se met à l’aise devant l’écran.

Alors que dire de cette conférence ? Déjà que c’est une agréable surprise de pouvoir la regarder en direct posé tranquillement sur son canapé. Par contre, ce qui a d’emblée particulièrement retenu notre attention c’est le présentateur (dont le nom nous échappe) de la conférence. On sent tout de suite que le mec est là pour mettre “l’ambiance”, chose qui pour nous semble totalement raté. Et le pire, c’est le fait qu’à chaque mini nouvelle information sur le jeu le mec se met à crier un “Houuu” surjoué qui nous a donné l’impression de revivre la conférence de Bethesda à l’E3 cette année, avec leur fameuse “Wouhou girl” dans le public, situation qui au fil de la conférence en devient vraiment ridicule.

Concernant le jeu on a eu le droit à un nouveau trailer “Omen” en exclusivité mondiale. On a aussi pu voir les disques du jeu et on a eu le droit à une démonstration en direct de quelques instants de gameplay, jusqu’au moment où là, gros malaise, la console s’éteint ! On voit Hajime Tabata (réalisateur du jeu), la personne qui testait le jeu et le “Wouhou boy” totalement déstabilisés et un peu paniqués, jusqu’au moment où Tabata nous sort un “ Nous n’avons jamais vu ce bug lors de la phase de débogage, nous allons régler ce problème, nous somme désolés.” Là, forcément, on se dit “Oh mon dieu, non seulement le jeu à été décalé mais en plus il plante !”, autant vous dire que ça fait peur.

Mis à part ce moment de frayeur, quelques nouveautés ont été présentées :  le jeu sera jouable en multijoueur à 4 en ligne par le biais d’un patch, le planning des DLC sera dévoilé après la sortie du jeu, les trois compagnons de Noctis (Gladiolus, Ignis et Prompto) auront chacun leurs DLC (avec à chaque fois un gameplay différent).

Au final nous avons hâte de poser nos mains dessus.

dscn2183Le salon en lui-même

Le dimanche après avoir affronté de plein fouet les bouchons parisiens, on a enfin pu entrer dans le salon qui, il faut l’avouer, est assez grand.

En dehors de la zone jeu indépendant made in France (construite en “l’honneur du Festival du Jeu Vidéo”), nous n’avons pas pu tester quoique ce soit durant ce salon. Les files d’attentes, ressemblant à celles de Disneyland, étaient d’une durée d’attente d’environ 90 minutes ! Pour certains jeux, il ne fallait même pas espérer poser les mains dessus si vous n’aviez pas réservé votre place en ligne (adieu la VR de chez Sony). Si vous venez sur ce salon dans l’espoir de goûter aux nouveautés, passez votre chemin. Prenez un café, installez-vous sur votre PC et regardez les derniers trailers en dates. Cela vous sera plus bénéfique.

L’autre avantage à rester chez-soi, c’est de pouvoir conserver son audition. Le bruit. Avant les jeux, les stands, la foule, les rivières de Coca Zéro : le bruit. Les enceintes crachent le gros son, les animateurs hurlent sur les stands (même si certains ont perdu leurs voix entre temps, avant dernier jour oblige) tout en balançant des goodies à une foule qui n’attend que ça… oui, le Paris Games Week, c’est bruyant. Tellement que le mal de crâne commence déjà à venir pour finalement s’installer au moment de s’en aller.

Niveau affluence, cette édition ne déroge pas à la règle des grands salons parisiens : une marée de visiteurs. Mais cette fois elle s’annonce pire qu’à la Japan Expo. Autant le Hall 1 et 2.2 restent vivables, autant le Hall 3 est un enfer. Si vous comptez venir avec une poussette ou un fauteuil roulant, n’y allez pas, vous risqueriez de ne pas le supporter. Pour les autres, ne vous arrêtez pas, dans ce hall vous risqueriez de recevoir des coups d’épaules à tout va.

A contrario sur le stand Made in France on peut tester plein de jeux sans trop d’attente et la plupart, des jeux indés, sont vraiment très cools : le prochain Monster Boy qui s’annonce parfaitement dans le ton de la série avec des graphismes choupinou et un gameplay efficace, ou encore le prochain jeu de Motion Twin, Dead Cells, qui tranche radicalement avec le reste des productions du studio et qui fait vraiment envie (miam du Castlevania en 2D qui aurait mangé du Dark Souls et du rogue-like).

Mais mis à part le stand Made in France, nous n’avons pas vu de jeux que nous attendons avec une énorme impatience. Après, si vous êtes fan de triple A, vous avez de quoi faire, mais ça, ce n’était pas vraiment une surprise, nous ne vous apprenons rien.

Bilan plutôt mitigé pour notre part donc, mais en même temps nous ne nous sentons pas être la cible de ce type d’évènements. Nous ne sommes pas impatient de connaître les détails d’un DLC ou des bonus de précommande du prochain gros jeu. Nous n’avons aucune impatience à vouloir essayer un jeu en avance ou à revoir le même trailer que nous aurions déjà vu sur Internet quelques jours avant. Par contre il y avait des bonnes surprises, comme le stand MO5 (quoique pas facile de s’y déplacer, mais la bonne humeur était là). Mais non, ce n’est décidément pas pour nous.

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